Guerre en Syrie: l’armée syrienne repousse une solide offensive blindée rebelle sur Derâa

Derâa (Syrie méridionale): les unités de l’armée régumière syrienne défendant la ville de Derâa ont pu mettre en échec trois tentatives d’assaut consécutives des forces de  l’armée de la conquête composées de 33 unités évoluant sur cinq axes.

Première bataille de chars: utilisant des chars T-55, T-62 ainsi que quelques T-72 et évoluant en provenance du Nord de la Jordanie, les forces rebelles ont été prises à partie par les chars T-72S des unités blindées syriennes. La bataille de chars qui s’en est suivie a duré plus de trois heures. La plupart des chars rebelles ont été mis hors de combat. 11 chars rebelles ont été détruits par des obus-flèches (APFSDS: Armour Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot) tirés d’une distance à inférieure à 4000 mètres par les canons à âme lisse des chars de l’armée syrienne tandis qu’une vingtaine d’autres chars rebelles ont été déchiquetés par les missiles antichar tirés par des soldats des unités de l’infanterie mécanisée.

Des chars de l’armée régulière ont été détruits par des missiles TOW rebelles.

Il ne fait plus aucun doute que l’opération « Tempête du Sud » déclenchée par l’état-major rebelle installé dans une salle de commandement conjointe sise en Jordanie, s’avère être un fiasco pour Washington et Ryad. Plus de 269 rebelles ont trouvé la mort devant les remparts de Derâa en trois jours.

Berceau présumé de ce que les rebelles et leurs alliés occidentaux et arabes appellent « la révolution syrienne », la ville de Derâa est défendue par l’armée syrienne depuis plus de quatre années consécutives.

Connaissant bien le terrain, l’armée syrienne a pu contrer une dizaine d’assauts majeurs sur cette province-dont les trois offensives rebelles survenus cette semaine. Ce qui a conduit les chefs rebelles à s’accuser mutuellement de trahison et d’intelligence avec les « forces du régime ».  Cet échange d’accusations entre les chefs des groupes rebelles s’est vite transformé en un échange d’obus et autres roquettes. Jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, des affrontements féroces opposent des factions rivales de l’armée rebelle en retrait des environs de Derâa.

Le mécontentement des rebelles à l’égard de « ceux qui se cachent dans des bureaux climatisés » en Jordanie tout en les envoyant au casse-pipe, ne cesse de croître. Certains commandants rebelles sont exaspérés de l’attitude des conseillers militaires US et britanniques (et autres de la coalition), préférant gérer le champ de bataille derrière des écrans d’ordinateurs bien au frais en Jordanie sans se soucier des lourdes pertes accusées parmi les rebelles à chaque opération.

Obus-flèche BK-14M avec son sabot.
Obus-flèche BK-14M avec son sabot. Poids du projectile: 19.8 kgs. Vitesse initiale: 905 m/seconde.

Essai du jour: le Shengdu FC 1 Super 7/ JF 17 Thunder

FC1 Super 7   JF17 Thunder

Chengdu FC 1 Super 7 JF17

Votre serviteur a été entre autres activités convié à un vol de démonstration de l’avion de combat multirôle léger Chinois Shengdu FC 1 Super 7 ainsi qu’à une visite de sa variante co-produite au Pakistan, le JF 17 Thunder.

Le JF 17 Thunder est co-produit par Chengdu Aircraft Industry Corporation (CAC) et Pakistan Aeronautical Complex (PAC). Cet avion de combat doit remplacer les Mig-21, Changdu F7, Nanchan A 5 et les Mirage III et V actuellement en service au sein des forces aériennes pakistanaises.

L’avionique de l’appareil basée initialement sur un processeur Motorola 8800 et son logiciel, développé en C++  en architecture ouverte au lieu de ADA peut intégrer une large gamme d’applications, y compris celles issues du domaine civil.  Le dispositif d’affichage tête haute (Head up Display) est assez intéressant malgré ses dimensions plutôt réduites et quelques problèmes rencontrés. Notamment en milieu tropical. Le siège éjectable de fabrication britannique est utilisable à zéro altitude.

L’appareil est propulsé par un Klimov RD93 Turbofan, une variante du RD 33 équipant le Mig-29. Le Turbofan offre une poussée relative plus conséquente pour une consommation assez réduite en carburant. Son radar de conduite de tir  KLJ7 de fabrication chinoise, offrant des similarités avec les Phazotron russes, peut suivre 10 cibles à la fois et en engager deux simultanément. L’avion est équipé d’un système de brouillage et de contre-mesures électroniques.

 

Performances communiquées:

Vitesses maximale: Mach 1.8

Altitude : 54 000 pieds (16 000 m)

Portée: 3000 kilomètres (1864 milles)

Rapport puissance/poids: 0.99

Armement:

De base: Un canon interne bitube GSh-23-2

Sept points d’attache (4 sous les ailes, deux aux extrémités des ailes et un sous le fuselage) d’une capacité d’emport de 3629 kilogrammes.

Conclusion: Le JF 17 est un avion de combat multirôle léger assez  économique dont la modularité est  susceptible de le rendre  adapté à une large palette de systèmes d’armes de diverses origines.

Il peut aussi servir de plate-forme idéale pour le développement d’autres avions de combat à coût réduit.

Mauvaise nouvelle pour les poissons: les Etats-Unis veulent détruire les armes chimiques syriennes en mer!

Selon l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques OIAC dont le siège est à la Haye, une partie des armes chimiques syriennes seraient détruite en mer Méditerranée à bord de navires de la marine US au moyen de l’hydrolyse. L’organisation n’a pas donné plus de précisions sur cette initiative.

D’après d’autres informations, cette opération sera menée à bord d’un navire battant pavillon US relevant du département du transport maritime des Etats-Unis et sous la protection des navires de guerre de la VIe flotte en Méditerranée.

L’initiative été proposé par Washington après le refus définitif de la Suède et de l’Albanie d’offrir des sites destinées à la neutralisation de ces armes.

Le refus de l’Albanie a étonné les États-Unis d’Amérique puisque ce pays délibérément « oublié » en Europe a été complètement vassalisé par Washington au point où ses troupes participent ou ont participé à toutes les campagnes militaires US en Afghanistan et en Irak.

Selon des informations disponibles, l’arsenal chimique syrien aurait été évalué à 970 tonnes. A comparer avec les estimations officieuses évaluant l’arsenal chimique israélien à 28000 tonnes….La principale raison d’être de l’arsenal chimique syrien était de servir comme un moyen de dissuasion face à une éventuelle agression israélienne.

Cette proposition soulève nombre de questions techniques. Faire sortir près de mille tonnes d’armes chimiques de Syrie ne sera pas une mince affaires. Certains lots étant toujours entreposées en zone de combat. D’autre part, la neutralisation du gaz Moutarde, du VX, du Sarin et un autre gaz en mer Méditerrannée risquerait de violer nombre de Conventions et de régulations internationales relatives à la protection de la mer et de l’environnement.

Dans tous les cas, voilà une bien mauvaise nouvelle pour les poissons! Comme si la pollution des mers n’y suffisait pas déjà!

l’Algérie renouvelle sa flotille de sous-marins

l’Algérie accorde de plus en plus d’intérêt à sa petite flotille de sous-marins et demeure l’un des rares pays de la rive Sud de la Méditerranée à en posséder encore.


Les sous-marins d’attaque de la marine algérienne sont dotés de missiles anti-navires Klub-S d’une portée de plus de 320  kilomètres. Les variantes du missile Klub-S sont trés difficiles à détecter.

La marine algérienne a procédé durant ces dernières années à de nombreuses acquisitions aussi bien auprès de ses fournisseurs traditonnels que d’autres afin d’améliorer l’efficacité au combat de ses sous-marins. Les efforts ont surtout eu trait à la puissance des générateurs diesel, la vitesse de plongée et le renforcement de la discrétion.

Très peu connus, les sous-marins de la marine algérienne ont commencé à faire parler d’eux il y a quelques années lorsqu’un sous-marin à réussi à échapper à des navires spécialisés dans la lutte anti sous-marins de l’US NAVY lors d’un exercice international au large du littoral algérien.

En règle générale, mis à part des informations distillées au compte-goutte et selon l’état conjoncturel des relations bilatérales algéro-russes par Rosoboronexport, aucune information officielle ne filtre sur les acquisitions réelles de l’armée algérienne. Mais celles-ci seraient de loin supérieures à la plupart des estimations actuellement disponibles à ce sujet.

Image fantaisite d'un sous-marin tirant une torpille. Cherchant à pallier ses carences en bâtiments de surface, l'Algérie accorde un intérêt croissant aux sous-marins. La combinaisons de a force de frappe sous-marine avec l'usage d'avions de combat SU-30 MKA doté de missiles Air-Surface/N lui confèrent la capacité d'agir sur un large rayon d'action  en Méditerranée Occidentale
Image fantaisite d’un sous-marin tirant une torpille. Cherchant à pallier ses carences en bâtiments de surface, l’Algérie accorde un intérêt croissant aux sous-marins. La combinaison de la force de frappe sous-marine avec l’usage d’avions de combat Sukhoi  SU-30 MKA doté de missiles Air-Surface/N  chinois lui confère la capacité d’agir sur un large rayon d’action en Méditerranée Occidentale.

Amélioration du projet 877EKM, les sous-marins du projet 636 conservent tous les avantages du 877EKM. Ils sont cependant différents pour la puissance des générateurs diesel, de vitesse en plongée, de rayon d’action et en terme de discrétion.

L’efficacité au combat du sous-marin est substantiellement améliorée par rapport au 636 grâce à l’installation à bord du système de missiles anti-navires Klub-S combiné au nouveau système de combat, très prometteur, qui permet son utilisation.

L’analyse de la rédaction :

Le missile anti-navires Klub-S a une portée « officielle » de 300 km avec une charge militaire de 400 kg (capacité maximale qui peut varier selon les versions du missile : 3M-54E, 3M-54E1, 3M-14E, 91RE1 et 91RE2). La vitesse terminale (à partir de 40 km) est de Mach 2.9.

Le missile est très difficile à détecter par la cible de part son faible diamètre et en raison de l’utilisation d’un revêtement absorbant les émissions radar.

– See more at: http://www.corlobe.tk/article11837.html#sthash.mWjPaZK1.dpuf

Le sous-marin Kilo (projet 636) destiné à la marine algérienne a été mis à l’eau le 20 novembre dernier et a commencé ses essais.

Un sous-marin de la classe Kilo
Un sous-marin de la classe Kilo

La construction de ce sous-marin a commencé en 2007 aux chantiers de l’Amirauté à St-Pétersbourg.

Amélioration du projet 877EKM, les sous-marins du projet 636 conservent tous les avantages du 877EKM. Ils sont cependant différents pour la puissance des générateurs diesel, de vitesse en plongée, de rayon d’action et en terme de discrétion.

L’efficacité au combat du sous-marin est substantiellement améliorée par rapport au 636 grâce à l’installation à bord du système de missiles anti-navires Klub-S combiné au nouveau système de combat, très prometteur, qui permet son utilisation.

L’analyse de la rédaction :

Le missile anti-navires Klub-S a une portée « officielle » de 300 km avec une charge militaire de 400 kg (capacité maximale qui peut varier selon les versions du missile : 3M-54E, 3M-54E1, 3M-14E, 91RE1 et 91RE2). La vitesse terminale (à partir de 40 km) est de Mach 2.9.

Le missile est très difficile à détecter par la cible de part son faible diamètre et en raison de l’utilisation d’un revêtement absorbant les émissions radar.

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Téhéran: une agression contre la Syrie permettra la libération de la Palestine

Des doutes subsistaient quant à une éventuelle riposte de l’Iran en cas d’agression étrangère en Syrie. Désormais, cela ne fait plus l’ombre d’un doute: la machine de guerre iranienne est en plein branle-bas de combat.

Un disours mystique et eschatologique domine les débats en Iran: pour la première fois, les iraniens évoquent publiquement « l’ultime guerre, celle qui conduira à la libération de la Palestine et l’anéantissement de l’Etat sioniste ».

De toute évidence et parallèlement aux immenses préparatifs de guerre israéliens, l’Iran s’est bien préparé à une guerre régionale totale. Cette donne chamboule non seulement les calculs de Washington et exlique ses hésitations mais également le recours par Obama à une approbation du Congrès pour déclencher ce qui pourrait être l’un des plus grands conflits du siècle.

Vu de Téhéran, l’approbation du Congrès est acquise d’avance, vu l’influence qu’exerce le  puissant lobby pro-israélien sur le pouvoir législatif US.

D’après des indiscrétions, la délégation du Haut Conseil de la sécurité nationale iranienne en visite depuis hier  à Damas aurait remis aux syriens un message secret ainsi que des plans visant à synchroniser une éventuelle riposte en cas d’agression contre la Syrie.

Quelques heures plus tard, le commandant en chef des Niruyeh Moghavemat Bassij (force de mobilisation de la résistance), la plus grande force  paramilitaire d’Iran (de 3 à 9 millions d’éléments), fondée en 1979 et relevant des forces du Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé publiquement que toute « agression contre la Syrie conduira à la libération de la Palestine ».

D’autres généraux iraniens de l’armée régulière et des Gardiens de la Révolution ont martelé qu’une intervention occidentale en Syrie déclencherait un conflit qui ne sera pas circonscrit aux seules frontières syriennes.

Au Liban, des analystes proches du Hezbollah libanais estiment quant à eux qu’une éventuelle attaque américano-sioniste contre la Syrie verra la libération de la Palestine septentrionale. Une allusion à peine voilée à l’existence de plans secrets prévoyant l’intrusion de combattants du Hezbollah en Galilée, voire l’investiture d’agglomérations israéliennes. Ce qui serait une première depuis la création d’Israël en 1948.

Un cauchemar pour Obama.

Possible intervention US en Syrie: baptême de feu pour le F-22 Raptor?

Une possible intervention américano-israélienne en Syrie permettrait au F22 Raptor d'avoi son premier baptême de feu face aux Mig-29 S et Su-27 syriens. A moins que l'aviation syrienne ne soit détruite au sol par une campagne de bombardements intensifs.
Une possible intervention américano-israélienne en Syrie permettrait au F22 Raptor (US Air Force-unités stationnées en Turquie et en Jordanie) d’avoir son premier baptême de feu face aux Mig-29 S et Su-27 syriens. A moins que l’aviation syrienne ne soit détruite au sol par une campagne de bombardements intensifs.

Syrie: les images des victimes de l’attaque chimique mis en scène dans un autre pays arabe

Une source diplomatique arabe fiable a confirmé qu’une partie des images diffusées montrant des victimes d’une attaque chimique près de Damas ont été mis en scène dans un autre pays arabe par deux services spécialisés. Notre source a tenu à souligner que le réseau social très douteux Facebook s’est impliqué de manière directe dans cette mise en scène.

Ce n’est pas la première fois que des officines de propagande procèdent à de tels procédés pour justifier une guerre: Cela a été le cas avec le faux massacre de Timisoara en Roumanie en 1989, la fausse affaire des bébés assassinés par les soldats irakiens au Koweit en 1990 (le rôle de l’infirmière était tenu par la fille de l’ambassadeur du Koweit aux Etats-Unis), les faux réfugiés kurdes en 1991, Les faux massacres serbes au Kosovo en 1999, Le faux « génocide » au Darfour qui s’est subitement arrêté le jour où le Président soudanais a accepté la partition de son pays en deux, les fausses images d’enfants massacrés en Libye et en Syrie, et la liste est très longue.

Le monde est régi par les rapports de force. Dès que les américains ont pu avoir de nouvelles technologies militaires susceptibles de mettre en échec les capacités des armes de leurs adversaires, ils sont prêts à partir en guerre. Moscou l’a bien compris: Le ministre russe des Affaires étrangères, la mine contrite, a bien fini par déclarer que son pays n’interviendrait pas en cas d’attaque US en Syrie.  C’est un monde régi par la force brute et la compétition acharnée. Tout le reste n’est que littérature.

Conflit au Moyen-Orient: de la révolution 2.0 aux bombardements orbitaux?

1. Malgré un nouvel afflux notable d’hommes et de matériel, la rébellion syrienne peine non seulement à se maintenir en dehors des zones rurales isolées mais accentue ses divisions intrinsèques du fait de profonds clivages idéologiques et politiques.  En réalité, la rébellion syrienne, toutes tendances confondues, ne s’est jamais remise de sa défaite stratégique à Al-Qussayr (non loin de l’antique Meggido). Sur le terrain, les rebelles sont boutés hors des cités périphériques de Damas, écrasés à Homs et à Lattaquié, pourchassés près de la zone de cessez-le-feu au Golan et mis en échec à Alep où le blocus mis en place par des groupes extrémistes armés depuis le début du mois sacré du Ramadan vient d’être percé par les unités d’élite de l’armée syrienne.

Cet ascendant des forces armées syriennes et des milices populaires permet à Damas de focaliser sur un autre aspect non moins dangereux du conflit en cours en Syrie: la guerre économique. Depuis des mois, des campagnes organisées de spéculation monétaire et financière ont grandement nui à l’économie syrienne et à la valeur de la livre syrienne. Cette spéculation est accompagnée par diverses pratiques telles que la contrebande, la fuite massive de capitaux, l’organisation de fausses pénuries, le sabotage d’infrastructures, l’introduction de fausse monnaies, la corruption et une hausse anormale des produits de base. Pour y faire face, le Premier ministre syrien Wael Al-Halaki a mis en place toutes une série de mesures de protection. Cependant fort insuffisantes. Le recours à des experts iraniens, aguerris par le blocus auquel leur pays fait face, a permis d’éluder l’effondrement de la monnaie nationale syrienne.

Le gouvernement syrien a beau mettre en place un système de rationnement en temps de guerre, impossible de stopper les pratiques spéculatives. En vertu du système de rationnement, chaque personne adulte a le droit à 300 grammes de thé par mois mais ce produit s’échange sous le manteau à des prix rédhibitoires et est surtout exporté en masse vers des pays voisins. La situation est telle que l’armée syrienne commence à cibler les milieux de la spéculation. Néanmoins, contre toute logique, l’économie syrienne tient toujours. Les liens commerciaux officieux avec l’Irak et l’Iran (ce dernier ne parvient ou ne veut plus payer ses créances internationales) ainsi que ceux bancaires avec le Liban expliquent en partie mais pas totalement la survie surprenante du système économique d’un pays non producteur d’hydrocarbures dont l’économie est basée essentiellement sur l’agriculture et le textile.

2. Des indications receuillies laissent entendre que les populations civiles et les unités militaires assiégées à Alep ont pu être ravitaillées par l’armée syrienne qui a du intervenir alors que son plan ne préconise pas un mouvement vers le Nord avant le mois de d’octobre afin de parer à toute nouvelle attaque combinée sur Damas comme ce fut le cas en juillet 2012. Le blocus imposé par les groupes les plus extrémistes de la rebéllion n’a pas tenu, moins par la vigueur de l’offensive loyaliste que par l’éclatement de conflits armés entre, d’une part, les groupes liés à Al-Qaïda et des factions de l’armée syrienne libre, et, d’autre part, le front d’Ennosra et les milices kurdes. La situation semble prendre un virage inattendu au Nord de la Syrie et en Turquie méridionale avec l’éventualité de la déclaration d’une entité kurde indépendante. Cette éventualité est fort redoutée par Ankara.

3. Plus au Sud, près du plateau stratégique du Golan, des accrochages ont encore opposé des militaires syriens et israéliens. Des unités de l’armée syrienne pourchassant des groupes armés liés à l’armée du Cham (pays de Sem, autre appellation du Levant regroupant la Grande Syrie, c’est-à-dire, la Syrie, le Liban, la Palestine et la Jordanie) près de la ville de Qunaytra, ont poursuivi les rebelles jusqu’à un poste militaire israélien désaffecté situé à l’intérieur de la zone contrôlée par Israël, provoquant une riposte israélienne. Mais les deux pays, soumis à d’intenses pressions internationales pour éviter toute escalade, n’ont pas donné plus d’information. Ce qui est certain est que du côté israélien, une nouvelle brigade chargée du Golan est en train d’être constituée à la hâte tandis que les meilleures unités de l’armée israélienne se massent en Galilée. Le Liban et les confins syro-jordaniens sont survolés par un nombre impressionnant de drones. Au point que la défense antiaérienne israélienne en a abattu un le prenant pour un appareil du Hezbollah. D’autre part, des information jamais confirmées et non-vérifiables font état du déploiement par Israël de missiles nucléaires tactiques non loin du Lac Tibériade. Si cette information est vraie, cela renseigne sur le degré d’inquiétude que suscite l’évolution-défavorable jusqu’ici pour la stratégie de Tel-Aviv-de la crise syrienne dont le théatre d’opération s’étend désormais de la province irakienne d’Al-Anbar à l’Est jusqu’au littoral libanais sur la Méditerannée à l’Ouest.

4. L’évolution défavorable de la crise syrienne suivant les intérêts géostratégiques américains et par voie de conséquence israéliens à re-évaluer l’ensemble de la stratégie arrêtée jusque là. La rencontre du Chef des services de renseignement israéliens avec ses homologues US aux Etats-Unis a pour principal objet une redéfinition de cette stratégie à la lumière des derniers développements régionaux. Si des officiels US tels que le Secrétaire d’Etat John Kerry martèlent publiquement et sans conviction qu’il est encore impossible d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus d’une partie du territoire syrien, des chefs militaires au Pentagone évoquent pour la première fois la possibilité de recourir à une nouvelle arme: les bombardements orbitaux ou frappes cinétiques. En d’autres termes de lâcher à partir de l’espace ou plus précisément d’une orbite déterminée, une pluie de micro-météorites artificielles qui viendraient s’écraser à très grande vitesse sur une surface déterminée de la planète et, en l’occurrence ici, du territoire syrien. On sait presque rien sur cette nouvelle technique qui rappelle les lancer de fléchettes au dessus des tranchées de la première guerre mondiale  mis à part l’existence d’un programme assez ancien dénommé Thor. La chute d’objets métalliques (matériaux spéciaux) ou autres, lâchés à partir d’une orbite proche et tombant à la vitesse des météores sur le sol syrien serait quasiment impossible à intercepter par les moyens actuels de la défense aérienne ou des des moyens d’interception balistique. Chinois et Russes semblent très inquiets et travaillent d’arrache-pied à des contre-mesures. Un des points faibles de cette technique est son impossibilité à acquérir des cibles précises puisqu’elle dépends de plusieurs variables de la chute libre, de la gravitation et de la rotation terrestre. Ce qui en résulte un phénomène de dispersion plus ou moins important.

La chute de météorites en Russie en février 2013 causant des dégâts dans l’Oural et dans le centre de la Russie a alimenté pas mal d’hypothèses dont la plus tonitruante a été émise publiquement par l’homme politique russe Vladimir Zhirinovsky qui a nommément accusé les Etats-Unis d’avoir testé un système de bombardement cinétique au dessus de l’Eurasie. Une hypothèse que les médias n’ont pas jugé relever et ont classé comme une autre théorie du complot paranoïaque. Ce qui est certain, c’est que l’US Air Force a testé en Irak, durant la période s’étendant de 1998 à 2003, soit l’invasion de ce pays, toute une série de nouvelles armes telles que les bombes à béton (non-explosives), des masses d’acier, des bombes à émission électromagnétiques et d’autres.

Quoi qu’il en soit, les déclarations d’officiels US telles que celles du Secrétaire d’Etat John Kerry sur l’impossibilité d’imposer une zone d’exclusion aérienne sur une partie du territoire syrien ou celles encore plus lénifiantes de responsables européens niant toute volonté d’armer les rebelles cache mal la préparation de plans alternatifs assez novateurs pour tromper la vigilance des alliés de la Syrie. Ce n’est point un hasard si le Chef d’état-major des Armées des Etats-Unis d’Amérique, le général Martin Dempsey, évoque pour la première fois la possibilité d’utiliser des frappes cinétiques (Kinetic strikes) en Syrie.  Si cette éventualité se réalise, le conflit au Moyen-Orient et ses multiples avatars high-tech dénommés sous le nom générique de printemps arabe, auront connu l’usage de l’ensemble des technologies préfigurant le monde de demain (l’arme nucléaire n’en est pas une et figure parmi les techniques du passé) allant des révolutions 2.0, versions plus perfectionnées des premières révolutions colorées aux bombardements orbitaux en passant par de nouvelles techniques d’ingénierie sociales et informationnelles à travers un contrôle total de l’Internet et des moyens de télécommunication. Bien que toutes ces nouvelles techniques soient à leur balbutiement, elles auront un rôle déterminant dans les conflits futurs.

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Le conflit syrien verra t-il l'usage inédit d'armes spatiales?
Le conflit syrien verra t-il l’usage inédit d’armes spatiales?

Conflit au Moyen-orient: un épilogue fin Août, début septembre?

Des informations persistantes et concordantes indiquent qu’une opération militaire régionale d’envergure contre la Syrie est en préparation au Nord de la Jordanie pour la période succédant à la fin du mois sacré du Ramadan pour les musulmans, coïncidant avec la fin du mois d’août et le début du mois de septembre.

a l’opposé de ses  déclarations officielles sur la conférence G2 (Genève 2), Washington aurait renforcé les ponts aériens avec Israël et la Jordanie. officiellement 300 marines américains et un nombre indéterminé de membres des forces spéciales de huit pays de l’OTAN (parmi eux la Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas) se trouvent actuellement au Nord du royaume Hachémite dirigé par le Roi Abdallah II.

Cependant, d’après des correspondances locales, le nombre d’instructeurs US ne cesse de croître depuis trois semaines. au cours de la semaine écoulée, des dizaines de « volontaires » en provenance de ces  camps d’entraînement spéciaux en Jordanie ont vainement tenté des intrusions au Sud de la Syrie, plus précisément dans la province de Deraa, berceau de la révolte ayant conduit à la guerre civile syrienne.

Dans le même contexte, nos sources indiquent que selon des rapports établis par des diplomates syriens loyalistes, les forces spéciales de l’Otan seraient sur le point de déclencher une opération visant à décapiter la direction syrienne.

Sur le terrain, les unités de l’armée syrienne continuent de progresser, notamment dans la province centrale de Homs et au Nord.  Sur les hauteurs du Golan, une source proche de l’UNDOF  a révélé que l’armée et les innombrables services spéciaux israéliens sont bel et bien impliqués aux côtés de certaines factions de la rébellion dans la guerre contre le gouvernement syrien. Parmi les services spéciaux impliqués figurent ceux connus sous le nom de Musta’ravim. Ces derniers sont composés essentiellement d’Arabes israéliens portant des barbes et criant à tue-tête « Allah Akbar! » (Dieu est Grand!). Ils auraient des connaissances religieuses étendue en Islam et seraient, de par leur maîtrise apparente de la jurisprudence islamique, derrière la plupart des avis religieux ordonnant le massacre de civils innocents.

Sur le plan diplomatique, les négociations sur la tenue de la Conférence de Genève  achoppent sur le refus absolu de l’Arabie Saoudite et de ses alliés ainsi qu’Israël de l’éventualité de la survie du régime syrien actuel. Cette convergence des objectifs ne coincide pas avec les motivations de chacun: pour Ryad, pas question de voir un « croissant chiite s’étendre de Bagdad à la Méditerranée en menaçant l’ordre établi en péninsule arabique; pour Tel-Aviv, le régime syrien actuel doit être détruit pour des raisons d’hégémonie régionale: cela isolera le Hezbollah au Liban et surtout l’Iran, unis dans un axe stratégique pour le meilleur et pour le pire.

L’Arabie Saoudite et Israël sont les deux principaux leviers de la politique étrangère US et, par ricochet, celle de l’ensemble des pays européens suivistes. L’ influence de ces deux pays  sur la politique étrangère américaine  est énorme et sans équivalent dans l’histoire politique et diplomatique contemporaine.

Que fera Moscou en cas de décapitation brutale du gouvernement syrien et le chaos général qui en résulterait avec un risque certain de partition en micro-Etats au Moyen-Orient?

Echecmat

Conflit au Moyen-Orient: le Hezbollah bouge ses pions

L’intervention du Chef du mouvement libanais Hezbollah, Hassan Nassrallah,  a mis les pendules à l’heure et s’adressait spécifiquement aux services de renseignement des pays derrière la déstabilisation de la Syrie- présents au Liban, en Jordanie, en Turquie, au Kurdistan irakien et à l’intérieur de la Syrie. L’afflux massif et organisé de milliers de « volontaires » arabes, asiatiques et européens (issus des communautés d’origine musulmane) en Syrie a conduit le Hezbollah a revoir sa politique sur le terrain. Ses éléments, concentrés sur les objectifs à atteindre lors de la prochaine confrontation avec Israël. Les multiples incursions des rebelles et surtout l’interconnexion de plusieurs groupes extrémistes libanais, syriens et étrangers au niveau des zones frontalières menaçait le Hezbollah d’un encerclement. Par dessus tout, les groupes armés tentent par tous les moyens de provoquer un embrasement interconfessionnel qui serait fatal au Liban en s’attaquant à des lieux saints et à des sépultures des compagnons du Prophète dans la région autrefois connue sous le nom de Grande Syrie. D’où l’intervention de  « volontaires » du Hezbollah dont les procédés ont été qualifiés par les observateurs de très professionnels. Les combattants du Hezbollah sont donc intervenus en territoire syrien non loin des frontières libanaises. Ces unités restreintes auraient exécuté des tactiques inédites et inconnues, lesquelles ont non seulement stupéfait les observateurs US et consterné les israéliens mais étonné le haut commandement de l’armée syrienne . Il semble patent que le Hezbollah dispose d’une bien meilleure stratégie que l’armée syrienne. Les éléments de cette dernière ignorent l’implication d’éléments du Hezbollah dans les opérations. Mais le résultat est là: là où le Hezbollah est intervenu, les rebelles ont été très rapidement défaits.  Jusqu’à présent, personne dans la communauté du renseignement n’a pu expliquer comment il a réussi à faire déplacer d’une manière furtive ses unités au delà de l’anti-Liban.

Des éléments du renseignement syrien en opération. Ils sont les seuls à être avertis de l'intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien.
Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrien en opération près du littoral au nord de la frontière libanaise. Ils sont les seuls à être avertis de l’intervention et du rôle des éléments du Hezbollah en territoire syrien. seuls les officiers généraux syriens connaissent l’implication du hezbollah dans des combats très localisés en Syrie.

D’après des informations recueillis au Liban, les membres du Hezbollah ayant eu à intervenir en Syrie ont adopté l’uniforme de l’armée arabe syrienne mais avec des grades commençant par celui de lieutenant-colonel. Ce procédé respecte les règles d’engagement de l’armée syrienne. Echaudée par l’inexistence de l’armée libyenne lors de la guerre de Libye en 2011 et ayant pris acte de l’effondrement de l’armée irakienne en 2003, l’armée syrienne tient par dessus tout au maintien de l’uniforme et de la cohésion de ses unités. Le ministre syrien de la défense a d’ailleurs décidé que l’armée devra apparaître jusqu’à la fin comme une armée nationale combattant et se repliant dans l’ordre.L’intervention d’éléments du Hezbollah s’est avérée d’une redoutable efficacité. Une efficacité totale qui a fait dire au renseignement militaire israélien qu’en cas de nouvelle guerre du Liban (en référence à celle de 2006), rien ni personne n’arrêtera une pénétration du Hezbollah au Nord de ce qu’il appelle l’entité sioniste sauf peut-être un usage limité et tactique  d’armes non-conventionnelles.D’où la hantise de Tel-Avive d’un éventuel tranfert d’armes de Syrie au Liban.

Les Etats-Unis d’Amérique dont l’enjeu dans le conflit syrien est énorme, continuent de diffuser des déclarations publiques officielles relative à l’armement de factions de la rébellion syrienne, sont de facto des fournisseurs d’armes létales à celle-ci. Même si officiellement, Washington dément tout armememnt des rebelles. La Grande-Bretagne et la France mais également des pays comme les Pays-Bas sont allés très loin dans ce domaine, via des opérations compliquées financés par des pays du Golfe arabo-persique pour l’acquisition d’armements auprès de pays comme la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, la pologne et d’autres.

L’une des particularité du conflit en Syrie est que les renseignements de l’armée de l’air syrienne sont le fer de lance de la lutte pour la survie de l’Etat syrien pour Damas et ses alliés, ou pour reprendre les termes de la réthorique du camp adverse, de la répression. L’ancien président syrien Hafed Al-Assad, père de Bashar, était un pilote de chasse et il n’a eu de cesse de développer cette arme au détriment de toutes les autres, jugeant que c’est l’arme du futur. Son service de renseignement est le plus redoutable des 39 directions du renseignement général syrien.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l'armée de l'air syrienne près de Banyas. Mai 2013
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’armée syrienne est relativement bien organisée. Des éléments du renseignement de l’armée de l’air syrienne près de Banyas. Mai 2013

Le pourrissement du conflit syrien arrange les intérêts de certains pays de la région, lesquels n’ont jamais accepté les termes de la déclaration de Genève. L’émissaire des Nations Unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, en sait quelque chose. Sur un plan strictement stratégique, l’enlisement du conflit et son prolongement est profitable à Tel-Aviv puisque il affaiblit non seulement l’armée syrienne mais détruit l’infrastructure du dernier pays de la région du Moyen-Orient, ouvertement ennemi avec « l’entité sioniste ». Ce terme de plus en plus rarissime dans le monde arabe, a totalement disparu de la réthorique officielle des pays ayant connu des révoltes en 2011.L’objectif principal derrière l’abattement programmé du régime syrien est l’affaiblissement, voire la suppression du Hezbollah, prélude au ciblage de l’Iran. Damas est le maillon faible dans l’axe stratégique formé par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. Une fois la Syrie extirpé de cet axe, l’Iran serait stratégiquement isolé et n’aurait plus de levier de pression sur Israël. Pour faire passer ces objectifs auprès des populations musulmanes, des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar alimentent une intense propagande à caractère confessionnel à tous les niveaux. Cette propagande encourage et renforce un supposé clivage entre sunnites et chiites. Thèse exploitée par certains orientalistes proches de la CIA dès la fin des années 60.

Les « islamistes » syriens n’ont jamais pardonné au régime syrien la répression de Hama en 1982; ils considèrent le régime syrien basé sur le parti baath comme impie et l’assimilent à l’idéologie National-socialiste et au communisme. L’adoption du salut Romain par l’armée syrienne et la présence de la couleur rouge dans le drapeau syrien servent de prétextes aux islamistes pour justifier leur position. Le remplacement du drapeau syrien par celui du Mandat français n’a aucun sens à leur yeux si ce n’est le remplacement de la couleur rouge par celle, verte, de l’Islam.

Ce combat est partagé, outre par les familles régnantes dans les monarchies et autres principautés pétrolières et gazières du Golfe arabo-persique, mais également par les islamistes égyptiens, jordaniens, libyens, tunisiens et marocains. Il est à noter que certains pays arabes où des partis islamistes sont parvenus au gouvernement soutiennent plus ou moins l’envoi de volontaires à ce nouveau type de « Jihad » pour le néolibéralisme.

Le président syrien Bashar Al-Assad est apparu en public très peu de temps après le ciblage de son Premier ministre Wael Al-Halki, un AlAssad_mai2013technocrate bon teint, par un attentat. Le retrait ou la disparition de Bashar Al-Assad peut-elle être un début de solution en Syrie? Pour les non-avertis, la question pourrait être réduite à cette dimension. En réalité, Al-Assad ne gouverne pas seul. L’Etat syrien est solidement bâti autour de l’armée et plus particulièrement l’armée de l’air. Celle-ci dispose d’une doctrine idéologique et politique assez forte. Son appartetance à une minorité (les Alaouites) et son alliance avec d’autres communautés laissent entrevoir, même en cas de disparition, une très longue lutte pour le pouvoir à l’issue de laquelle la Syrie risque de disparaître. D’autant plus que les groupes extrémistes affiliée à la très suspecte Al-Qaîda sont déterminés à exterminer les autres minorités dans le cadre d’une épuration confessionnelle.

Au sein de la mouvance dite « islamiste » qui regroupe un regroupement assez large et hétéroclite, la tendance est la croyance en une sorte de résurgence d’un monde islamique adhérant totalement à l’économie de marché et au consumérisme, lequel serait l’allié et l’outil des puissances de l’argent pour mener une guerre eschatologique contre un hypothétique axe russo-chinois, taxé de « communiste ». En d’autres termes, les islamistes envisagent de servir de chaire à canon à l’empire dans une éventuelle confrontation avec la Russie et la Chine. Comme quoi les outils géopolitiques peuvent être anachroniques. Même en prospective…

L’Algérie refuse l’octroi de facilités aux marines russe et chinoise

D’après le quotidien algérien « Al-Khabar » et des sources généralement bien informées, l’Algérie aurait catégoriquement refusé d’octroyer à la Russie des facilités logistiques et opérationnelles  pour l’accostage des navires et submersibles de la marine de guerre.

Selon les mêmes sources, Moscou aurait demandé à plusieurs reprises à l’Algérie la signature d’un Accord de défense prévoyant des facilités, notamment à la base navale de Mers-El-Kébir, près d’Oran. Ces demandes ont commencé à prendre forme dès la guerre en Libye et se  sont intensifiées depuis le début de la crise en Syrie, où un éventuel changement de régime priverait la Russie de la base navale de Tartous, son unique port d’attache en mer Méditerranée.

Les russes affirment qu’ils ne cherchent pas l’octroi d’une base permanente en Algérie mais souhaitent des « facilités » incluant l’installation d’une base d’écoute avancée, une base logistique pour les submersibles et des relais de ravitaillement. En échange, Moscou s’engagerait à fournir de manière exceptionnelle à l’Algérie une variante d’entrée de gamme destinée à l’export du  bombardier stratégiques Tupolev Tu-160 (nom de code Otan: Blackjack). Les Algériens auraient décliné l’offre, estimant qu’ils n’avaient aucun problème dans leur environnement géopolitique ou géostratégique et que la seule menace à laquelle ils sont confrontés demeurait le terrorisme. Cette menace, selon les Algériens, ne requiert pas le type d’armement offert par les russes.

Le journal algérien Al-Khabar rappelle que la Chine a déjà tenté des demandes similaires en 2002 et en 2003, visant plus particulièrement la base stratégique de Mers-El-Kébir, contrôlant l’entrée en Méditerranée occidentale. En vain, puisque à chaque fois, les autorités algériennes rappelaient leur disponibilité à coopérer avec la Chine dans le respect du Droit international et des Conventions internationales en vigueur sans menacer les pays du voisinage. Les chinois avaient alors promis la livraison de missiles antinavire (SS-N) furtifs et mis en exergue un transfert de technologie. Mais Alger a fait savoir que son refus est définitif.

La Chine et la Russie sont à la recherche désespérée d’un pied-à-terre en mer Méditerranée, notamment après la perte définitive de la Libye et l’éventualité du basculement de la Syrie dans le camp de l’Otan.

Nucléaire : la Corée du Nord vient de faire reculer les Etats-Unis

Prévu de longue date, avant que la Corée du Nord menace l’Amérique, le Pentagone a reporté un essai de missile balistique intercontinental, qui devait avoir lieu en Californie la semaine prochaine, à cause des tensions autour de la question nucléaire avec la Corée du Nord. Tiens, donc, les Etats-Unis poursuivent sans discontinuer des essais balistiques mais veulent interdire aux autres de le faire. Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, qui avait récemment montré ses muscles, se rebiffe-t-il ? En effet, cet essai concernait un Minuteman III, missile balistique intercontinental à ogives nucléaires (le missile LGM-30G Minuteman III est une version améliorée du Minuteman II. Sa conception a débuté en 1966). Il devait se faire sur la base aérienne de Vandenberg. Ceci prouve bien l’hypocrisie des grandes nations qui, après avoir mis sur pied leurs bombes sales, ont créé le TNP (Traité de non-prolifération), pour mettre au pas les autres pays mais, eux, peuvent continuer aisément à faire des essais nucléaires. Les peuples ne sont plus dupes et ce diktat doit cesser. Heureusement qu’il y a des pays comme la Corée du Nord ou l’Iran qui prouvent aujourd’hui cette hypocrisie et ce mépris des règles internationales érigées par ces gens et qu’ils ne respectent pas. En revanche, ils mettent toujours ceux qui les violent au ban des nations en se disant de la communauté internationale. Laquelle ? Celle qui ne respecte rien ?

Allain Jules

 

Corée_Nord

Des navires de guerre de la flotte russe du Pacifique en route vers le littoral syrien

Malgré l’extrême gravité de la situation dans la péninsule coréenne, des navires de guerre de la flotte russe du Pacifique se dirigent en toute urgence vers la Méditerranée orientale et plus précisément le littoral syrien. Cette flotte comporte un navire de lutte contre les submersibles (On évoque le bâtiment « Amiral Panteleev »), des navires de débarquement ainsi des navires de soutien logistique. Ce nouveau développement intervient alors que des informations non confirmées font état de la mobilisation par Moscou de près de 200 avions de combat et leur transfert en toute hâte à l’extrême Sud de la Russie dans l’éventualité d’une extension dramatique du Conflit secouant la Syrie depuis plus de deux à l’ensemble du Moyen-Orient.

La Russie qui a toujours rêvé d’un accès aux mers chaudes du Sud et à la Méditerranée semble se maintenir durablement dans les eaux du Levant avec comme principal point d’appui, le port syrien de Tartous.

La multiplication de submersibles et de navires de surface appartenant à plusieurs pays de l’Otan mais surtout israéliens près des côtés syriennes inquiètent les stratèges russes.

Ce mouvement indique jusqu’à quel point Moscou est préoccupé par la situation en Syrie. Alors que la menace d’une guerre nucléaire se fait de plus en plus précise en Asie du Nord-Est.

Le monde en guerre, à la veille de la 100e commémoration de la guerre 14-18

La situation dans la péninsule coréenne a atteint le seuil critique tandis que la guerre en Syrie risque d’embraser le Moyen-Orient, le Golfe arabo-persique et le Caucase du Sud.

Moins d’une année avant la 100e commémoration de la sinistre guerre 1914-1918, le monde se retrouve déjà en guerre. La formation de l’axe Damas-Téhéran-Pyongyong est désormais une réalité et n’a rien à voir avec le discours de l’ex-président George W. Bush de 2002 classant ces pays dans ce qu’il a qualifié l’axe du mal.

Des trois pays, c’est la Corée du Nord et l’Iran qui risquent le plus de mettre sérieusement à mal la nouvelle stratégie américaine de la guerre de l’arrière et sous couvert, appliquée contre des régimes réticents comme la Libye et la Syrie.

Cependant, la situation en Syrie demeure la plus importante, compte-tenu de la proximité d’Israël. Une entrée de cette entité dans la guerre entraînerait systématiquement celle de l’ensemble des pays occidentaux et leurs alliés arabes.

Derniers développements en Syrie

Les forces armées syriennes à l’exception du 61e bataillon d’artillerie de campagne ont évacué la localité de Deraa (Sud) et des zones contiguës avec la Jordanie. Des groupes rebelles devancés par les terroristes du groupe transnational Jobhet Ennosra (le front des partisans) crée par l’Arabie Saoudite et le Qatar et classé comme une organisation terroriste par Washington ont investi la ville de Deraa.

Sur le front du Nord, à Alep, le Chef de la sécurité militaire syrienne de la zone, le général Mohamed Meflah, est porté disparu. Cette défection a amené le haut commandement syrien a placer Alep sous la supervision directe des redoutables renseignements de l’armée de l’air. L’armée régulière syrienne a réussi à contrôler le centre-ville d’Alep et sa périphérie malgré l’usage par les rebelles d’obus de mortier contenant une matière chimique mortelle. L’assassinat sauvage d’un Imam dont la tête a été placée au sommet du Minaret d’une mosquée de la ville a provoqué une vigoureuse réaction de l’armée et des milices de défense populaire.

Quant à la capitale Damas, dont des locaux, notamment la faculté d’architecture, ont subi des tirs de mortier ayant entraîné la mort de 15 étudiants, le gouvernement syrien est en train d’élaborer un nouveau plan visant à contrecarrer toute tentative de paralyser une ville de plus de 4 millions d’habitants. Ce plan est en cours d’élaboration avec des experts Nord-coréens et iraniens.

Intense coopération entre Pyongyong, Téhéran et Damas

Du jamais vu depuis 1945 avec la disparition de l’axe de fer. L’intensification de la coopération entre Damas, Téhéran et Pyongyong est non seulement effectif mais de plus en plus important. La provocation US du bombardier B2 contre la Corée du Nord a été considéré par les Nord-coréens comme un casus Belli. Le déploiement dans le plus grand secret en Turquie méridionale de chasseur F-22 raptor et de bombardiers stratégiques B-2 cause des cauchemars aux généraux syriens et iraniens. La presse occidentale, dans un souci de ne pas alarmer, minimise la portée de ces conflits et les réduit à de simples « révolutions » dans le cas du monde arabe ou de « fanfaronnade » dans le cas de Pyongyong. Qui plus est, la presse mainstream sous-estime les capacités de ces pays.

Or, c’est la Russie maintenant et non pas la Chine qui estime que toute attaque contre la Corée du Nord sera considérée comme une attaque contre Moscou. Les russes sont furieux après ce qu’ils considèrent le pillage de Chypre à la suite d’une opération secrète de l’Otan déguisée en crise bancaire. Après avoir menacé d’envoyer 500 avions de combat en Syrie en cas d’intervention internationale contre la Syrie, la Russie s’est révélée derrière le troisième test atomique (dont la puissance est de loin plus importante que celle rapportée dans les médias). La Chine est extrêmement mécontente de la nouvelle stratégie de l’administration Obama et fera tout pour conserver l’atout nord-coréen. Enfin, l’Iran qui se prépare depuis deux ans à une guerre avec Israël, c’est-à-dire l’ensemble du monde, semble désormais avoir acquis l’arme nucléaire mais veut se réserver du temps pour la miniaturisation des ogives avec l’aide de pays amis, dont la Biélorussie.

Conflit du Moyen-Orient: une nouvelle phase dans la guerre mondiale en cours

L’intervention israélienne ouverte dans le conflit syrien marque un nouveau tournant du conflit au Moyen-Orient et ouvre la voie à une nouvelle phase de la guerre mondiale en cours, comportant désormais un risque avéré de conflit nucléaire.

Sa-11
Le système de défense antiaérienne 9K37M1 ou Sa-11

Techniquement en guerre avec la Syrie depuis 1973,  Israël est devenu, depuis le mercredi 30 janvier 2013, le premier Etat étranger à intervenir militairement  de manière directe en Syrie en y menant non pas un seul raid aérien mais une série de raids visant deux convois militaires près de la frontière libanaise, des batteries de missiles SAM (Surface to Air Missiles) protégeant un centre de recherche militaire de l’armée syrienne situé à Jamarya ainsi que ses installations.

Les systèmes de défense aériennes Sa-11 (9K37M1) et Sa-9 (9K31 Strela-1) améliorés protégeant le site ont été neutralisés lors de cette opération.

Sa-9
Système 9K31 Strela-1. Le système utilisé par les forces armées syriennes a été modifié en 1998. Ces systèmes d’armes sont particulièrement ciblés par la rébellion syrienne.

Des moyens importants de guerre électronique ont été mis en oeuvre par l’aviation israélienne pour brouiller les radars des missiles antiaériens syrien défendant le site, considéré comme l’un des plus importants en Syrie.  Cette attaque, qualifié de guerre israélienne « limitée » sur la Syrie  a été l’objet d’une réunion d’urgence de tous les chefs militaires syriens en présence du Président Bashar Al-Assad dans un lieu hyper-sécurisé situé sous terre à Damas. Lors d’un précédant raid aérien israélien ayant visé un centre de recherche nucléaire syrien en 2007, Bashar Al-Assad avait limogé le commandant de la défense aérienne pour avoir échoué à abattre les appareils ennemis.

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Deux avions F-15 Baz israéliens. C’est des appareils similaires modifiés qui ont mené le raid contre la Syrie entre le 29 et le 30 janvier 2013

Ce raid effectué par des avions de combat F-15 modifiés  ayant visé un centre de recherche sur les armes spéciales a mis en état d’alerte maximum les forces d’élite syriennes stationnées en face des hauteurs du Golan, territoire occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981. Au Nord de la Syrie, l’armée turque est en alerte maximum tandis qu’au Sud, les unités de l’armée jordanienne et les forces spéciales US semblent prêt à intervenir.

Après avoir tenté par tous les moyens possibles et imaginables en matière de guerre secrète, de terrorisme et de stratégie militaire à anéantir le régime syrien, Tel-Aviv a décidé de passer à la vitesse supérieure au lendemain d’élections factices en direction du reste du monde n’ayant pas entamé le pouvoir du Premier ministre Netanyahu, considéré par la totalité de la communauté du renseignement dans le monde d’être le principal architecte des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d’Amérique.  Ce nouveau mouvement risque d’aboutir à un face-à-face direct avec l’Iran. Ce que semblent rechercher les stratèges israéliens depuis des mois.

Qu’y avait-il dans ce centre de recherches scientifiques de l’armée syrienne qui put justifier une action directe de l’aviation israélienne? On sait que ce centre ultra-secret fait l’objet depuis au moins sept mois d’attaques continuelles au mortier et à la roquette par les rebelles syriens et étrangers guidés et orientés  par les centres de commandement de l’OTAN en Turquie méridionale, à Chypre et en mer méditerranée.  Cet acharnement était justifié selon la rébellion syrienne par la présence sur ce site d’experts iraniens et d’officiers du Hezbollah libanais pour superviser des recherches sur les gaz innervant tels que le VX, une version plus mortelle que le gaz sarin mais également le développement d’un  missile de croisière basée sur un nouveau modèle utilisé par la marine iranienne. Ce centre comportait également une section dédiée à la recherche sur les isotopes nucléaires avec l’aide d’experts nord-coréens mais on ne dispose d’aucune information à ce sujet.

La Syrie a annoncé mercredi soir que l’aviation israélienne avait « directement bombardé » un centre de recherche militaire situé entre Damas et la frontière libanaise, pour la première fois en près de deux ans de conflit en Syrie. « Un avion de combat israélien a violé notre espace aérien à l’aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense dans la région de Jamryah dans la province de Damas », a affirmé l’armée syrienne  dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana.

L’armée syrienne fait état officiellement de deux employés tués et de cinq autres blessés dans ce centre, qui a subi « d’importants dégâts » selon le communiqué militaire en précisant que le « bâtiment a été partiellement détruit ». Par des projectiles non-conventionnels ou une arme anti-bunker semble t-il puisque le site était protégé contre les bombardements aériens.  Une source libanaise avance toutefois un bilan nettement plus lourd avec 70  morts et des dizaines de blessés.

La Russie a été l’un des premiers pays à réagir face à ce nouveau développement dangereux de la situation au Moyen-Orient. Moscou  est « très préoccupé par les informations concernant des frappes de l’armée de l’air israélienne sur des sites en Syrie, près de Damas », a indiqué le ministère des Affaires étrangères russe, en ajoutant que si  cette information est confirmée, « cela signifie que nous avons à faire à des frappes injustifiées sur le territoire d’un Etat souverain, ce qui viole grossièrement la charte de l’ONU ». Moscou a également fait pression sur Damas pour qu’il ne riposte pas à cette attaque. Une escadre de 18 navires de la marine russe évolue actuellement entre la Mer noire et la méditerranée  orientale non loin du littoral syrien.

Des pays de l’Union européenne ont également appelé la Syrie à la retenue. Cependant, il est très peu probable que la Syrie se risque à ouvrir un front aussi vaste avec la communauté internationale en s’attaquant à Israël.

Il y a moins d’une semaine, le Chef d’état-major des armées russes a affirmé que les forces armées russes sont prêtes à un conflit de grande ampleur. l’Iran a, pour sa part, mis en garde contre toute intervention directe contre son allié syrien. Une plate-forme Offshore iranienne de 1850 tonnes a coulé cette semaine  sur le champ gazier de South Pars dans le Golfe arabo-persique suite à un sabotage tandis que des informations faisaient état du sabotage de l’installation nucléaire de Fordow dans ce qui s’apparente à une guerre clandestine intense contre l’Iran.

Les Etats-Unis ont été prévenus à l’avance de cette frappe israélienne. Une source ayant requis l’anonymat citée par le New York Times a révélé que les israéliens avaient informé Washington du projet d’une frappe sur une cible militaire « spéciale » syrienne située dans la province de Damas.

En Israël, on craint une riposte du Hezbollah libanais qui pourrait effectivement exploiter l’hiver pour déclencher son plan d’attaque sur l’ensemble du territoire israélien, y compris sur le réacteur nucléaire de Dimona dans le Sud.

A Damas où le commandement militaire a d’énormes difficultés à contenir les 65000 rebelles appuyés par au moins 9000 mercenaires étrangers ciblant en priorité les infrastructures stratégiques et les sites de la défense antiaérienne, une réunion d’urgence des hauts commandants de l’armée et du renseignement évaluera les moyens de riposte contre Israël et la Turquie. Une source de haut niveau  a affirmé que « le temps de l’impunité sioniste est révolu que le prix de cette agression sera tôt ou tard payé »  avant d’être explicite  que « le temps pour les déclarations politiques et les médiations diplomatiques est révolu » et que « la Syrie s’apprête à donner une leçon cinglante aux sionistes » en soulignant que l’agression sur la souveraineté syrienne ne sera pas impunie. Des avions Mig 31 des forces aériennes syriennes ont survolé les confins frontaliers syro-libanais non loin du Plateau du Golan et de la zone contestée des fermes de Chaba.

Reste à savoir sous quelle forme sera la riposte puisque une action directe de l’armée syrienne contre des cibles militaires israélienne déclenchera à coup sûr une guerre mondiale généralisée pouvant aboutir à un usage de l’arme nucléaire. C’est pourquoi l’Iran a pressé ses alliés syriens de ne pas riposter à l’heure actuelle et de lui laisser « du temps » pour s’y préparer. Notamment en travaillant sur un système de navigation par satellite qui lui est propre. La Syrie dispose de plan secret en cas de décapitation du régime prévoyant une offensive balistique sur les villes et les centres vitaux israéliens.

Dans cette équations à trois variables qui se joue au Moyen-Orient, le risque d’un affrontement militaire généralisé est devenu non pas une éventualité mais une certitude. Israël s’impatiente de plus en plus et veut s’attaquer à l’Iran, quitte à passer au dessus d’une Syrie dévastée par presque deux années de guerre. Moscou et Pékin s’y opposent fermement. Reste à savoir si les Etats-Unis sauront éviter la conflagration et recadrer ce conflit dans un contexte strictement régional.

Algérie: l’industrie des hydrocarbures ciblée

A en croire un quotidien algérien, l’attaque terroriste du site gazier de Tiguentourine près d’In Aménas, exploité conjointement par British Petroleum, Statoil et Sonatrach, n’est pas une action isolée mais s’inscrit dans une nouvelle stratégie de lutte suivie par des organisations terroristes multinationales et transnationales dotées d’un matériel de communication hyper-sophistiqué et d’une logistique plus importante que celles des pays du Sahel.

La même source évoque un chiffre: 8 millions d’euros. C’est le budget dont auraient disposé les terroristes ayant mené l’attaque du site gazier algérien.   Les terroristes disposaient non seulement d’un arsenal neuf, presque sous emballage, n’ayant jamais servi avant  l’attaque mais également de systèmes de communication par satellite et de brouillage du signal similaires à ceux utilisés par la rébellion syrienne en guerre contre le régime du Président Bashar Al-Assad depuis mars 2011. Aucun pays africain ne possède des appareils de ce type.

Ces éléments incitent les enquêteurs algériens à croire que le groupe de Mokhtar Belmokhtar n’aurait pas agi seul et aurait sous-traité cette attaque spectaculaire à une ou plusieurs puissances étrangères. La présence d’au moins un ressortissant canadien intrigue au plus haut point, à plus forte raison qu’Ottawa refuse catégoriquement de fournir la moindre information à son sujet. Les rares rescapés du groupes terroriste anéanti par le feu de l’armée algérienne, dont un tunisien, ne le connaissent que par son nom de guerre: « Sheddad » ou « Cheddad » (référence à un patronyme arabe ou sémitique très ancien mais sans connotation religieuse musulmane, ce qui est déjà un indice).

Cependant, des libyens des brigades de Zenten, contrôlant le sud de la Tripolitaine, affirment connaître ce ressortissant canadien qui a participé à la révolte libyenne en se distinguant par ses capacités dans le tir de précision et de coordination par radio. « C’est un Sniper utilisant exclusivement des fusils de fabrication occidentale » selon un chef des Zentan qui a tenu à garder l’anonymat. Etait-ce un mercenaire de X (l’ex-Blackwater de bien sinistre mémoire en Irak)? C’est en tout cas l’avis d’un analyste tunisien.

Dimanche dernier, un groupe terroriste multinational s’est attaqué au Gazoduc Hassi R’mel situé dans le Sahara et la ville côtière de Dellys, non loin d’Alger, à hauteur de Bouira, non loin des gorges de Palestro, faisant deux morts et sept blessés parmi les agents de sécurité gardant cette portion de l’infrastructure. Le groupe terroriste a utilisé des roquettes RPG et des grenades contre les gardes.

Coïncidence ou pas, le choix de s’attaquer à cette région du pays ne semble pas être fortuit. La région de Boumerdes dont relève la ville de Dellys et la préfecture de Bouira demeurent  l’unes des rares du pays à signaler une activité, faible certes,  mais soutenue d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique). Depuis des années existe une voie directe d’acheminement d’armes, de vivres, de documents et d’hommes entre cette région et le Nord-Mali. Au point où des dizaines de sahéliens n’ayant jamais quitté le Mali ou le Niger  ont pu se procurer de faux certificats attestant de la nationalité algérienne délivrées par des tribunaux de Boumerdes, en Kabylie.

C’est à cause de ses faux documents retrouvés sur des combattants touaregs du Nord-Mali combattant dans les rangs de la légion verte  fait prisonniers durant la guerre de Libye (février-Octobre 2011) qu’on a injustement accusé l’Algérie de fournir des combattants à l’ex-dirigeant libyen Mouammar Gaddafi.

Dans tous les cas de figure, cette deuxième attaque en moins de vingt jours des installations stratégiques du pays confirme d’une manière définitive le changement de paradigme ayant affecté la stratégie des groupes armées et préfigure les moyens qu’ils utiliseront au cas où l’Algérie suive le chemin d’instabilité que connaissent la majorité des pays du monde dit arabe. C’est la raison pour laquelle l’armée algérienne n’a jamais été en alerte aussi élevée.

Conflit au Moyen-Orient: la Syrie au coeur d’un nouveau conflit mondial

La fin de la bataille de l’aéroport de Damas, entamé le 02 décembre et terminé le 12 décembre 2012, et au cours de laquelle les unités de la Garde républicaine, les unités d’élite, l’aviation, le renseignement aérien et les forces balistiques de l’Etat syrien ont réussi, non sans de  grandes difficultés, à infliger un sérieux revers aux groupes armés composant les différents spectres de la rébellion grâce à l’aide technique discrète mais efficace des services spéciaux russes. Cet épisode a non seulement révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient mais également la détermination de la rébellion et de ses sponsors d’en finir une fois pour toutes avec le régime de Damas.

L’armée syrienne perd-elle du terrain ?

La concentration des troupes de l’armée régulière syrienne autour de Damas et des grandes agglomérations urbaines a dégarni les zones rurales d’une présence sécuritaire rendant propice l’évolution de la guérilla et renforçant l’afflux d’armes et d’équipements à partir de pays voisins. Natura non facit saltus, les zones où les unités de l’armée syrienne ne sont pas déployées servent de terrain d’évolution naturel à la rébellion, aux flux de combattants étrangers et aux cargaisons d’armes et de munitions.

A l’extrême Nord du pays, la stratégie du Gouvernement syrien a été de laisser se créer des comités armés de résistance kurde comme une tentative de nuire aux intérêts géopolitiques turcs. Cette stratégie dangereuse se veut comme une réponse à l’activisme et au rôle de la Turquie en tant que membre de l’Otan dans le soutien logistique des groupes rebelles sur son territoire.  C’est une lame à double tranchant. L’annonce d’une création d’une armée autonome kurde relevant du PYD (Parti de l’Union démocratique) kurde syrien et ses accointances avec le PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) turc et le Kurdistan irakien alimentent la résurrection d’un nationalisme kurde depuis 80 ans.

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Un rebelle syrien posant avec un Anti-Material Rifle, une arme inconnue de l’arsenal de l’armée syrienne. Contrairement à ce que l’on tente de faire croire, les différents groupes composant la rébellion syrienne reçoivent des armes plus sophistiquées que celle de l’armée régulière syrienne. Ils bénéficient en outre du renseignement spatial et électronique ainsi que de la formation de la part de pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

De l’autre côté de la frontière, en Turquie méridionale, les américains et des pays de l’OTAN comme l’Allemagne sont en train d’annoncer officiellement l’envoi de troupes (respectivement 400 et 300) et des batteries de missiles Patriot. Détail révélateur, la déclaration du ministère allemand de la défense relative à l’envoi de troupes en Turquie a devancé l’approbation du Bundestag de la décision de déploiement de ces systèmes d’armes.  Pour Moscou comme pour Téhéran, le déploiement de missiles Patriot en Turquie n’est pas dirigé contre la Syrie mais bien contre eux. D’où la décision de Moscou d’acheminer des missiles balistiques Iskander M dans la région et le transfert par l’Iran de missiles en Syrie.

La Syrie a t-elle utilisé des missiles Scud contre les rebelles ?

Les Etats-Unis accusent la Syrie d’avoir utilisé des missiles balistiques Scud contre les rebelles au Nord du pays, près des frontières turques. Des informations spécifiques font état de la destruction de centres de commandement et de regroupement de la rébellion dans cette zone avec ces missiles.  Ce que le Gouvernement syrien  nie d’une façon catégorique. Des missiles Air-Sol, des FROG’s  (free Rocket over ground) et des missiles Sol-Sol ont bien été utilisés par l’armée syrienne contre des cibles bien déterminées mais nos sources refusent de confirmer ou d’infirmer l’usage de Scud A dans ces opérations. D’autres sources du renseignement militaire libanais indiquent que l’armée syrienne a « mis le paquet » sur la route de l’aéroport international de Damas, où des milliers de rebelles ont tenté une percée après avoir déclaré la région comme zone militaire interdite. On sait que les meilleures unités d’élite de l’armée syrienne ont été mobilisées, y compris celles traditionnellement positionnées au Golan et faisant face à Israël.

On connaît également le rôle crucial de l’aviation, des blindés et du génie dans cette confrontation. Des missiles et des roquettes y ont été utilisés à profusion. Mais aucun missile Scud n’a été utilisé. L’usage des Scud aurait été d’ailleurs d’un apport presque nul puisque la rapidité avec laquelle évoluait la situation sur la route de l’aéroport de Damas et l’exiguïté du terrain rendait l’efficacité d’un missile balistique sujette à discussion. Par contre c’est aux unités de la cyberguerre et de la guerre électronique que revient tout le mérite puisque le brouillage puis la suppression des télécommunications des groupes rebelles les a obligé à utiliser des moyens fort sophistiqués offerts par deux pays de l’Otan. Cela a permis aux militaires syriens de les intercepter et les localiser. La Russie (imagerie satellite, suppression de signal), l’Iran (renseignement et brouillage)et à un degré moindre un autre pays asiatique (stratégie) ont joué un rôle crucial dans la phase de guerre électronique.

Au lendemain de l’échec militaire de la rébellion, une série d’attentats à l’explosif secoue Damas tandis que des campagnes médiatiques se mettent en branle autour de trois thèmes récurrents : armes chimiques, intervention de l’Otan et négociations autour du sort du président syrien, voire son exil dans un autre pays arabe.   Nos sources évoquent avec insistance une nouvelle opération clandestine en préparation pour le 21 décembre que nous n’avons pu confirmer nulle part. Ce plan prévoit trois campagnes simultanées et une grosse opération de guerre psychologique via les médias. Des pays de l’Otan  pourraient le cas échéant bombarder les rebelles avec des armes interdites et en imputer la responsabilité au Gouvernement syrien. Autre casus belli : la capture par le groupe de « Jobhet Ennosra », que le département d’Etat US a mis sur la liste des organisations terroristes, de stocks d’armes chimiques et-c’est nouveau, biologiques ou un putsch militaire à l’intérieur du régime syrien. On évoque enfin une escalade militaire avec la Turquie provoquée par des escarmouches entre les comités de la résistance kurde et l’armée turque ou bien un embrasement au Golan (ce dernier serait le point de déclenchement d’un véritable conflit mondial)

La guerre économique

Le conflit au Moyen-Orient est loin de se limiter au seuls aspects politique et militaire ; l’aspect économique et monétaire constitue un axe majeur de la lutte. Après 21 mois de crise, un blocus qui ne dit pas son nom et une batterie de sanctions, l’économie syrienne est exsangue. Elle n’est pas la seule : à des degrés plus ou moins sévères, les économies de l’Iran, de la Jordanie et de la Turquie sont également touchées. Damas tente tout son possible de relancer trois secteurs stratégiques : l’approvisionnement alimentaire, l’énergie et l’eau. Cibles prioritaires des sabotages de la rébellion. Ces deux derniers moins, le sabotage des pylones de transport de l’énerie électrique à haute tensions et des générateurs a laissé place à des attaques contre les écoles militaires, les bases de défense anti-aériennes et les dépôts d’armes lourdes, contraignant l’état-major syrien à mobiliser d’importants moyens à la surveillance des sites stratégiques. La rébellion utilise donc la guerre d’usure et la guérilla urbaine pour tenter d’étendre les lignes (théoriques) du front à une proportion telle que l’armée syrienne ne sera plus en mesure de pouvoir concentrer ses forces sur un point décisif et multiplier ainsi les failles susceptibles d’être exploitées.

Les Etats-Unis et l’Union Européenne imposent depuis mars 2011 des trains de sanctions économiques et commerciales sur la Syrie visant les sociétés, les administrations, les pétroles, les armes et les avoirs bancaires. Des opérations clandestines, visant l’effondrement monétaire du pays, ont été menées à diverses reprises avec l’aide de services de renseignement de pays de la région. La Syrie a évité un effondrement de sa monnaie in extremis avec l’intervention de l’Iran, non sans risque puisque la crise monétaire s’est propagé dans ce pays également.

Perspectives immédiates

Le conflit syrien se retrouve à la croisée des chemins. Le chemin de Damas semble passer par Téhéran et Moscou. Faut-il dès lors fomenter un putsch en Russie (on murmure sur des tentatives très sophistiquées d’éliminer le président russe Vladimir Poutine) et un changement de régime à Téhéran pour changer les lignes de fractures ? Paradoxe puisque c’est le chemin de Damas qui devait paver la voie à un isolement de l’Iran en vue d’y accélérer un changement de régime. Dilemme stratégique résultant de jeux à sommes nulles.  La poursuite du statu quo et la stagnation de la situation sur le terrain devaient permettre aux pays occidentaux et à Israël d’attendre un affaiblissement suffisant de l’Etat syrien pour entamer une phase plus active porteuse de tous les dangers. Sur le plan diplomatique, la reconnaissance par les Etats-Unis d’Amérique de la coalition syrienne formant l’opposition au régime lors de la réunion des « Amis de la Syrie » à Marrakech  n’a fait qu’avaliser un processus de légitimation à une implication beaucoup plus étendue de l’Otan dans sa guerre clandestine contre l’Etat syrien. Dans ce jeu complexe de géostratégie appliquée menée par des acteurs globaux, la porte est ouverte à tous les aléas, y compris un nouveau conflit mondial.

L’aviation algérienne prête à intervenir au Nord du Mali

Des L-39 Albatros  de l’armée de l’air algérienne. Utilisés en tant qu’avions d’entraînement de base pour les nouveaux pilotes de chasse, ces appareils peuvent être modifiés pour effectuer des missions de bombardement tactique. Ils pourraient bien être utilisés au Nord du Mali contre les regroupements et les convois des groupes terroristes MUJAO et AQMI.

La question des otages algériens détenus par des groupes terroristes au nord du Mali demeure complexe et cache beaucoup de zones d’ombre. Du côté des militaires algériens, tout semble prêt pour une intervention que l’on veut foudroyante. Mais la décision finale revient aux politiques.